J’ai lu | « INHUMANITAS » DE MARIE-BÉATRICE LEDENT

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Marie-Béatrice Ledent
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Inhumanitas
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Thriller, Policier_228  pages  Autoédition

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Henry, un petit garçon de sept ans, est très gravement malade. Pour donner à son fils une chance de vivre, l’Agent Fédéral Eric Daniels va devoir changer l’inacceptable. Si la Loi se dresse déjà en travers de sa route, c’est sans compter sur un étrange secret qui refait surface en même temps qu’un nom : Blake Nelson.
Doit-on obéir aveuglément aux règles ? Faut-il laisser la Justice exécuter sa sentence tout en sachant qu’elle condamnera à mort un petit garçon ? Jusqu’où peut-on aller quand la vie de son enfant est en jeu ?
Cette histoire invite à une profonde réflexion sur le droit à la vie et les libertés individuelles.

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J’ai été de nouveau contactée par l’auteure, Marie-Béatrice Ledent, qui m’avait déjà fais confiance. Touchée par son geste et le résumé qui me tentait bien, j’ai de suite accepté ce second partenariat.

Dés les premières lignes, l’auteur réussit à nous transporter dans le quotidien chamboulé dans la famille Daniels dont le garçon de sept ans, Henri, est atteint d’une leucémie et en attente d’un donneur de moelle.

Du début jusqu’à la fin, j’ai beaucoup aimé la manière dont les personnages sont liés entre eux. L’idée de mettre en scène un tueur en série et psychopathe rend l’histoire encore plus touchante, car il est facile de nous mettre à la place de chacun des personnages.

A travers les personnages très travaillés, j’ai réussi à éprouver leurs émotions et m’attacher à eux comme je n’aurais jamais pensé. Au milieu de cette affaire, Henri, est un garçon à qui on ne peut rien cacher, même si on le désire. Il est intelligent pour son âge et un battant, même dans les moments les plus douloureux. Eric Daniels, son père, est un homme courageux et qui est prêt à tout pour sauver son fils, même à mettre sa carrière professionnelle en péril. Psychopathe, Blake Nelson, est un personnage que j’ai adoré détester par son comportement et ses répondants agaçants.

Selon moi, Marie-Béatrice Ledent aborde avec succès divers sujets très importants et pas facile comme la maladie, les abus sexuels, les meurtres, la justice avec finesse et de réalité. Les termes médicaux et juridiques utilisés sont très professionnels et rendent le récit très réaliste. 

En conclusion, c’est un roman que j’ai particulièrement apprécié par ses personnages, l’intrigue générale, la réflexion morale et je le recommande sans aucune hésitation ! Tenu en haleine, vous serez !! Je remercie une dernière fois l’auteur pour sa confiance! 

17/20

Ps : J’ai perdu la citation que je voulais mettre dans cette chronique, désolée… 

J’ai lu | « Le corset des âmes » de June Mutti

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June Mutti
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Le corset des âmes
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Pauline se retrouve à l’hôpital pendant six mois après un « mystérieux » accident. Le dos brisé, elle est prisonnière d’un corset imposant. La seule personne à venir la voir est Alain, le meilleur ami de son frère qu’elle n’a pas revu depuis le lycée. Alors qu’un psychiatre vient étudier de plus près le cas de Pauline, Alain est enfermé par hasard, dans les toilettes de la chambre d’hôpital. Il jouera le rôle du voyeur pendant quelques semaines, découvrant à quel point, il est lui-même soumis à l’écrasant « Corset des âmes ». L’idée d’une renaissance se dessine au travers des dialogues piquants des deux protagonistes, truffés de « larmes d’humour ».

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Je remercie avant tout Mathieu de Librinova pour ce second partenaire et pour la confiance de la maison d’édition. Cela m’a de nouveau permis de découvrir une plume d’auteur que je ne connaissais pas. 

Bon… J’avoue que je n’ai pas compris ce qui s’est passé avec cette lecture. J’ai la grande impression d’être passé à côté de certains éléments de l’histoire car je n’ai jamais réussi à rentrer dans ma lecture. A aucun moment, je me suis sentie happée par l’histoire ce qui me rend  un peu perplexe.

L’écriture de June Mutti est plutôt fluide et très agréable à lire. Mais j’ai pourtant eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire, enfin, je ne suis pas du tout rentrée dedans. J’ai eu l’impression de lire sans cesse en surface.

Pour ce qui est des personnages, je n’ai vraiment pas accroché avec eux. Je ne sais pas si c’est dû à l’âge ou à leur comportement, mais quelque chose m’a ennuyé. Dans son lit d’hôpital, Pauline est d’une arrogance que je ne supporte pas. Je n’ai nullement apprécié le fait qu’elle se croit tout permis puisque c’est elle la patiente/victime. NON.  Quant  à Alain, il est le genre de personne très aimable et généreux, mais à mon sens, il ne devait guère se sentir obligé de « surveiller » Pauline parce que son meilleur ami le lui demande. En gros, j’ai eu beaucoup de mal avec ces principes… Cependant, les parties où chacun des personnages racontent ses désastreuses aventures familiales m’ont laissée une petite larme et là, j’ai eu le vrai sentiment d’être à côté d’eux et de leur tapoter le dos. 

❝  Pour elle, il n’y avait pas d’actes manqués, de mauvais moments, il n’y avait en réalité que des moments inappropriés. Demander de l’aide à vingt ans ? Inapproprié ! Lorsqu’on débute dans la vie et parce que les voisins regardent. Demander de l’aide à quarante ans ? Inapproprié ! Parce que l’expérience doit garantir une certaine sécurité  et parce que les voisins regardent. Demander de l’aide à soixante ans ? Inapproprié ! Parce que l’on doit alors être celui qui aide et parce que le dernier voir regarde. 

Par rapport à la fin, je n’ai rien compris. Pauline & Alain ne se voient plus pendant quelques temps et boum, du jour au lendemain, ils sont ensemble ? Trop brusque et tellement surréaliste. Une fin trop brève, rapide et sans émotion qui gâchent leur histoire naissante. 

En conclusion, je ne sais pas si c’est moi ou si le moment était mal choisi, mais cette lecture a été une déception. Je m’attendais à plus de drame. Je me sens mal de dire que ça ne l’a pas fait avec moi car il s’agit d’un partenariat, mais d’un autre côté, on ne peut pas tout aimer non plus. Dommage !

14/20

 

J’ai lu | « Le livre qui rendait fou d’amour » de Catherine Choupin

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Auteur : Catherine Choupin

Editions : Librinova

Sortie : 2016

Genre : Romance

Pages : 191 (ebook)

Synopsis :  « « Ce prénom me rappela le maître de l’étrange et me fit frissonner. Edgar Poe avait décrit un tableau enchanté dans « Le portrait ovale ». N’avais-je pas affaire, moi aussi, à un livre enchanté, qui insufflait la vie et l’amour à ceux qui le lisaient ? » Lénore constate que l’un de ses romans ensorcelle inéluctablement les lecteurs. Edgar, qui fait partie des nombreuses victimes, prend plusieurs identités successives sur Facebook pour tenter de se faire aimer en retour. La fatalité qui pèse sur l’ouvrage maudit prend alors un tour inattendu. »


Je remercie Anaïs de la maison d’édition Librinova  pour m’avoir contactée par e-mail pour un partenariat. En plus de cela, je ne connaissais pas l’auteur donc ça m’a permis de la découvrir. 

Malgré que le résumé me tentait bien, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire car je ne savais pas où me situer. En y réfléchissant, je pense que le problème a été l’écriture de l’auteur au premier abord. Plus le plus grand plaisir de la lecture, ce dérangement a complètement disparu au bout de trois courts chapitres. 

En dehors de ce début un peu « difficile », je trouve que le style d’écriture l’auteur est simple, fluide et très agréable à lire. Catherine Choupin a une manière particulière de transporter son lecteur dans son récit. Elle mêle la fiction et la réalité à merveille, surtout que l’histoire est remplie de clins d’oeil surprenants. 

« L’amoureux ne donne plus le même sens aux mots que les autres. »

Les références permettent au lecteur d’élargir ses connaissances et de s’intéresser aux oeuvres citées. Cependant, il est dommage que les oeuvres soient uniquement mises à la fin du récit, mais la mise en page est bien faite pour finir. 

Dans cette romance, deux belles âmes, deux coeurs attendent la personne idéale. Ne comprenant pas l’ensorcellement de ses romans, l’écrivaine Lénore est quelqu’un d’humain et qui semble proche de ses lecteurs. Décrite comme une sublime femme, elle a pourtant beaucoup de mal avec les hommes. Quant à lui, Edgar aux yeux verts, lecteur assidu et très cultivé, est le genre de gars à prendre plusieurs profils sur Facebook afin de séduire une femme. Cette dernière idée ne m’a pas plu puisque je n’aime pas les gens manipulateurs, mais son amour autant accrocheur envers Lénore est incroyable. Leur relation naissante est vraiment mignonne à lire.  

« Mais la principale caractéristique des gens cultivés est d’avoir conscience de l’infinité des mondes de la culture et de se sentir tout petits au fur à mesure que leur savoir grandit. »

Malgré qu’on reste en surface, j’ai passé un bon moment. Cette petite romance m’a fait sortir de ma zone de confort, et ce n’est pas désagréable. Ma note finale est de 17/20 ☆

J’ai lu | « La douleur du silence » de Marie-Béatrice Ledent

couv52167809Auteur : Marie-Béatrice Ledent

Editions : Autoétidition

Sortie : 2016

Genre : Drame

Pages : 221 (epub)

Synopsis : « A 13 ans, Martine Croin n’est qu’une jeune fille comme les autres. Contrainte de quitter sa ville et son passé pour le bien de la famille, elle s’apprête à découvrir sa nouvelle école. Devant le changement, elle se sent désarmée et s’enferme dans le silence. Mais ses nouveaux camarades de classe la considèrent comme une proie facile. Pour exorciser sa souffrance, Martine va se trouver un dangereux échappatoire… »


J’ai été contactée par l’auteur belge, Marie-Béatrice Ledent, sur Twitter afin de lire son tout premier roman et le chroniquer. Traitant d’harcèlement scolaire, j’ai acceptée cette proposition sans hésitation puisque à mes yeux, il s’agit d’un sujet de la plus haute importance. 

Avant toute chose, je tenais tout de même à préciser que je n’ai jamais été victime d’harcèlement, quelle que soit la forme. Cependant, c’est quelque chose qui est récurrent chez les adolescents et qui, désastreusement, reste un sujet tabou.

Comme tous les adolescents de son âge, Martine n’a pas la vie facile. Le changement n’est jamais facile, et c’est le cas pour Martine, cette jeune adolescente au passé tourmenté. Dés son arrivée dans la nouvelle école, Martine est victime de moqueries, de marques physiques à répétition. Cependant, elle reste dans un profond  et douloureux silence qui l’amène jusqu’à se mutiler pour « se faire du bien ». En dépit de la mutilation (que je trouve mal), Martine a une force incroyable de ne pas craquer devant les élèves de sa classe et de son école. Bien que son mental soit touché, elle garde une part de réalisme concernant le suicide : « Je ne voudrais pas causer de peine à mes parents ». Inconsciemment entourée, elle demeure seule dans sa souffrance.

« Parfois les solutions aux problèmes sont les plus simples et nous crèvent les yeux… Il suffit juste de parler. »

Du côté familiale, une mère dépressive et un père absent n’arrangent pas les choses et surtout, ils n’ont aucune connaissance de ce que subit leur fille au collège.  Gothique et au caractère bien trempé, Judy prend Martine sous son aile afin de l’aider  à surmonter tout ce cauchemar. Tristement, on se rend compte que la confiance n’est pas à son comble même si Judy fait tout possible. Cette jeune adolescente est un modèle, une battante risquant quelque chose. Du côté des harceleurs, Rebecca, Marcus et Fabrice sont connus pour être manipulateurs et surtout, mal dans leur peau. Voyant que le drame vire au véritable désastre, le courageux Fabrice se recule en s’opposant à ses deux acolytes. 

« Le silence est votre ennemi. Dites toujours ce que vous ressentez, les autres n’ont toujours pas conscience de la portée de leurs paroles ou de leurs actes. »

Cette fin surprenante donne une toute autre version de l’histoire ; c’était révélateur. Vocabulaire simple et varié, cette lecture se lit très rapidement. De manière douce et efficace, l’auteur glisse des phrases d’aide pour les victimes. Une chose m’a ennuyée pour cette lecture : nous sommes immédiatement immergé dans l’horreur du harcèlement scolaire. Dommage. J’aurais plutôt souhaiter que l’auteur attende un  ou deux chapitres, mais cela n’empêche pas la grandeur du problème.

Ce roman dramatique est une réelle prise de conscience de la gravité du harcèlement scolaire et de l’enchaînement des événements. Je ne vais pas dire que c’est une chouette lecture, car ça serait complètement paradoxal, mais ce fut une bonne lecture qui vaut un bon 18/20 et que je recommande, car nous avons tous été soit la victime ou l’harceleur ! ☆

« Pour être capable d’aimer et surtout, d’accepter l’amour de l’autre, il faut d’abord être capable de s’aimer soi-même. » 

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